mercredi 3 mars 2010

JE VOIS DU ROUGE...

Du désir des mots et de la trace...
mais la panique m'envahit
et j'ai pas la tête à ça,
mes doigts restent nus et maussades
chut...
se cachent dans le cirque des coquelicots
mais c'est pas la bonne température
c'est pas la bonne saison non plus...
La ligne se brise,je regarde le ciel
tous les miracles restent possibles
alors,je froisse les pétales
écarlates qui batent la chamade
lisser le dessein d'un songe qui lutte
en arrêtant le temps
souffler dans l'hésitation
et perdre du regard
et se plonger le col dans l'envie de rire
Rouge
Je vois du Rouge...

dimanche 28 février 2010

INSPIRATION SUR CHIMERES

Os
Terre
Métal
Verre
Pigments
Rue
Pots
Tuyau
Porte
oui une porte ouverte
sur tous mes caprices...
"La pluie et la rosée"(Bashung)
Posted by Picasa

dimanche 14 février 2010

lundi 18 janvier 2010

vendredi 15 janvier 2010

PEAUX

Peau se nourrit de Sienne
De souffles s'approchant,de peaux-aimantées
Bouches sussurent-murmurent-purpurrent(...)
Tu es
comme une chair enflée de songes
dans la nuit et dans la sueur...
Crève moi les yeux
J'aurais toujours ta bouche
Peau qui marche
se meut,s'innerve
dans le berceau de mes doigts
Fleur de peau,musiques et muqueuses
peau de son amour
Pause sable et frissons
Quelle fleur de peau,quel souffle nourissant-caressant
est de la Vie
est de l'Essence
Essence de Peau...

dimanche 3 janvier 2010

lundi 14 décembre 2009

TOUCHE >>

 
Posted by Picasa


Publié in http://meltingartblog.over-blog.com/

mardi 1 décembre 2009

LA ROBE (Historiette)

 
Posted by Picasa


Elle avait la Robe
Il avait ce Cul
Elle tendait son si long Cou
Il faisait tellement le Con...
Elle aimait ce Sauvage
Il lui tournait le Dos.
Un petit matin
Elle souffla dans ses mains
Il demeura de glace
Je crois qu'il finira
Pendu
Dans un univers de peaux mouillées...

jeudi 26 novembre 2009

LE BAISER DU DRAGON

 

Un Mille merci à LuNa qui a écrit ce texte magnifique et donné le titre au tableau!

"L'aurore de ses chimères recule une dernière fois. Le monde rit devant cet amas vivant, aléa cicatriciel. Deux êtres pansent leurs brûlures, s'égrainent les jours au firmament. L'osmose couronne sa tête d'un soleil ardent. La rencontre la propulse dans le sommeil. De lien en lien, elle dévisage les images qui cohabitent. Le silence se nourrit, implacable et fier, au cœur du labyrinthe, elle erre dans la nuit.

Dans les coins, elle entend sa respiration haletante. Il touche de sa langue son corps endormi. Elle passe la porte. La énième porte. Il jette l'ancre sur sa poitrine. Son contact fait craquer sa peau tendre. Ses feux enfourchent la créature inconsciente. Elle succombe aux désirs obsédants. Immersion dans une lave de jouvence. Il transperce. Une perle roule le long de ses courbes. Elle éclate en mille particules. Tous les joyaux de la terre se libèrent. Farandole, alchimie.

Il ouvre la porte et s'introduit dans son corps de jade. Spasme, tremblement. La créature cède place, un instant, au fertilisateur brûlant. Une guirlande de cocotte en papier s'éclaire par combustion.

La magie prend forme. Des étincelles fusent, le feu pénètre tout son organisme. Il ronge et se nourrit des palpitations de la chair. Les portes battantes s'ouvrent sur un visage boursouflé. Les mains tissent encore l'œuvre non achevée : le tapis qui enfantera le bouquet final, une couverture de feuillage incandescent.

Déterminée à entrer dans l'exergue du refuge. Loin du souffle chaud du dragon. Elle se promène de rives en rives. Les eaux s'approchent et entonnent des mélodies ivres. Un appel au loin, résonance. Ses seins ondulent, elle danse. Poudre lancinante sur la plaie. Nourrice jetée au sort des oraisons laiteuses. La tête collée sur la bouche matricielle. Elle se couche dans son lit d'herbe roussi, dort jusqu'au prochain battement. Les rides se creusent au vent du temps. S'échappe la brume d'une caresse sur l'esprit. La main se balance mollement, enchevêtrement de ses créations. Elle dépoussière et recommence, au coin de ses vertus, les cheveux se défrichent. Les racines à midi, il est minuit. Une étoile dansante se pose sur son corps. Doux réveil, son salvateur. Elle renaît de ses cendres."
Posted by Picasa

mercredi 4 novembre 2009

NO TITRE,NO


Putain,la vomir une fois entre toutes,cette ravagerie!

dimanche 1 novembre 2009

mardi 20 octobre 2009

MORT IN-CARNET


J'ai trouvé
dans ton carnet (de jardinier)
une libellule
desséchée
une feuille de palmier
une toute petite fleur de bougainvilliers
quelques mots
ta vie
dispersée
éparpillée
quelques secrets
Jusqu'à quelle heure je vais pleurer?
Ne dis rien
Ai-je tord d'y croire encore un peu?

dimanche 18 octobre 2009

POUR LE PLAISIR...


"Elle avait un formidable appétit de vivre
presque comme si elle avait pu
dévorer
les oiseaux,les plantes,la vie,les gens
Mais
de nature, elle était plutôt végétarienne...
Alors toute cette envie se trouvait
compressée
en elle comme un
comprimé
rouge
qui résistait malgré tout
à tout."

J.A

vendredi 16 octobre 2009

CHAIRS ET FEUILLES

Tu naquis de peaux
Empaumées de chairs épanouies
Tu ne fus que fleurs
Eclatées,écarlates amplitudes
Tu n'es que chairs
Et seul l'infime brise de ce mois de mai
me rappela vers ton jardin. 
Posted by Picasa

dimanche 4 octobre 2009

MIROIR MAGIQUE (Apprends-moi à en rire)

 
Posted by Picasa


Faudra qu'tu m'apprennes à en rire
Maintenant qu'tu es partie là-haut
Il n'y a sûrement rien de plus beau
Et j'sais qu'plus rien n'te fait souffrir
Mais faut qu'tu m'apprennes à en rire
Moi, j'regarde le ciel de la terre
Et y a toujours ce goût amer
Tant de choses encore à te dire

J'espère qu't'as eu un bon accueil
Qu'c'était pas trop dur, l'ascension
Qu'le voyage n'était pas trop long
Toi qui chérissais ton fauteuil
J'espère aussi qu'on y mange bien
Ou j'm'attends à t'revoir dans l'coin
Tu les aurais traités de cons
Et commencé ta résurrection
Mais si tu décides d'y rester
Ben, à un d'ces quatre, Maman,
Profite de cette éternité
T'as des retrouvailles à fêter

Allez, aide-moi à en rire

Ca doit être beau dans les nuages
Les blancs, les vrais, sans grise mine
Ici, avec tout c'qu'on dégage
Ceux qui restent sortent des usines
Dis, si tu peux m'en envoyer un
Que je protèg'rai dans un coin
J'irai l'voir que pour respirer
J'f'rai tout pour pas l'contaminer
Mais faut qu'tu m'apprennes à en rire
Tu rendais lointain l'avenir
Où l'air pur prend congé des vivants
Pour faire vivre le ciel, il est drôle, le temps

Aide-moi à en rire

J'sais qu'elle est intime, mon histoire
Qu'la pudeur s'rait d'mettre au placard
Tout c'qu'on a pleuré dans ta chambre
Mais moi, j'veux l'chanter pour qu'tu m'entendes
Pour que tu m'apprennes à en rire
Parce que maint'nant j'ai peur d'vieillir
D'être bien seule ce jour-là
Moi, j'veux la même mort que toi


Que l'on soit aussi fier de moi
Que je peux l'être de toi

Marie Cherrier

jeudi 1 octobre 2009

VAUDOUD'AMOUR



(Publié in http://meltingartblog.over-blog.com/)